M. L’abbé Paul Verhaeghe (J-F Lebailly)

Aujourd’hui, notre Unité Pastorale est triste.

Nous voici une dernière fois rassemblés autour de notre ancien curé, l’Abbé Paul Verhaeghe, dans cette église qu’il aimait particulièrement. A Frameries, tout le monde l’appelait Paul.

Au nom de tous les mouvements existants au sein de notre Unité Pastorale, je voudrais d’abord présenter mes condoléances les plus sincères à toute sa famille.

Lorsque Paul est arrivé chez nous en octobre 1988, je sais qu’il n’avait pas trop apprécié les discours qui avaient été faits à cette occasion et il s’en confiait souvent à Martine, notre sacristine. Aussi, je vais essayer d’être le plus bref possible.

Durant tout son sacerdoce, les plus démunis ont toujours occupé une place prépondérante dans le coeur de Paul. Malheureusement, certains ont profité de sa gentillesse et de sa bonté.

Lors de son arrivée à Frameries, Paul voulait achever son projet commencé à Leernes, à savoir la construction d’un dispensaire et d’une maternité à Diboké en Côte d’Ivoire, projet qui aboutira. Nous nous souvenons tous de Basile qui revenait régulièrement chez nous et nous expliquait l’avancement des travaux. Malheureusement il est décédé beaucoup trop tôt.

Paul faisait également partie de la Fraternité Charles de Foucault et dans ce cadre, il avait effectué une retraite dans le désert qui l’avait marquée. Cette année-là, à la Noël , nous avons voulu lui rappeler sa retraite en réalisant la crèche de cette église avec une tente et du sable.

Lorsque Paul s’adressait aux enfants de la catéchèse et des patros, il essayait de leur faire comprendre la signification de mots simples tels que “bonjour”, “merci”, “pardon”. Il leur disait aussi qu’il était important de deviner ce qui ferait plaisir à l’autre.

Paul était aussi quelqu’un de très sensible. Lors de la célébration des funérailles, il lui était difficile de ne pas verser une larme. Personnellement, je me souviens que le jour du décès du Roi Baudouin, il lui a été impossible de commencer la messe en raison de son émotion.

En 2005, pour des raisons de santé, Paul demande à être déchargé de sa fonction pastorale. Néanmoins Paul reste à Frameries et y poursuit son sacerdoce dans la discrétion en tant que prêtre auxiliaire.

Durant ces années, Paul continue à s’occuper des plus défavorisés, à rendre visite aux malades que ce soit chez eux, dans les maisons de repos ou en clinique. Il continue à célébrer des messes tant chez les soeurs de la Clinique que dans les maisons de repos notamment lors des fêtes de Noël et de Pâques, mais aussi en paroisse. Il s’occupait également des visiteurs de malade et des équipes populaires.

Lors des jours de beau temps, Paul adorait se promener dans les allées du bois de Colfontaine et lorsqu’il rencontrait quelqu’un qu’il connaissait, il s’arrêtait de longs moments pour discuter avec lui.

Paul aimait le contact humain. Depuis que le marché était installé devant la cure, il discutait tous les samedis matin avec les maraîchers installés devant chez lui et avec les personnes qui faisaient leur marché si bien que pour arriver à l’église Sainte Waudru située à quelques dizaines de mètres de chez lui, il mettait parfois plus d’une demi-heure.

Après les réunions de Fabrique d’église qui se tenaient chez lui, Paul aimait nous rejoindre pour partager le verre de l’amitié et papoter avec chacun d’entre nous.

Paul était apprécié de chacun, même des incroyants. Lorsqu’il se baladait dans les rues de Frameries, il arrivait parfois qu’un automobiliste s’arrête à sa hauteur et lui dise :” Où vas-tu Paul ? Monte, je vais te déposer”.

Aujourd’hui, chacun de nous garde en mémoire, une anecdote, un geste, une parole de Paul.

Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est pour rendre grâce à Dieu de nous avoir donné le privilège d’avoir connu Paul pendant près de 30 ans. Nous lui disons également MERCI.

Merci pour tes conseils.

Merci pour tes encouragements.

Merci pour ton aide.

Merci pour ta discrétion.

Merci pour ton accueil

Merci pour ton souci envers les plus défavorisés

Merci pour ton humour.

Merci pour ta disponibilité.

Paul, tu as aimé notre Unité Pastorale et tu y as laissé une trace ineffaçable en prêchant l’Evangile, en célébrant l’Eucharistie et en étant à l’écoute de tes frères.

Paul, tu resteras toujours avec nous et de là-haut, uni au Christ et à la Vierge Marie que tu vénérais tant, protège notre Unité Pastorale. Nous te confions à présent A DIEU.

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