Un peu de tout…

15 Août – fête de l’Assomption à Aulnois

chapelle
15 AOUT – – – FETE DE L’ASSOMPTION
PELERINAGE à la CHAPELLE ND DE LOURDES à AULNOIS
15 H CHAPELET
15H30   EUCHARISTIE

Concert « Roland de Lassus »

Aurora

M. l’Abbé Paul Verhaeghe – Homélie de M. l’Abbé Jean-Marie Boudart

Homélie pour le Passage de Paul de la Fraternité du Bienheureux Frère Charles. En Matthieu 25, 31-40.

La mort, c’est le moment où l’Amour devient Tout pour celles et ceux qui dans leur vie, auront voulu qu’il soit l’essentiel. C’est la vie de Paul. Paul notre ami prêtre, que j’aimais comme un Frère, était habité par cet éloge absolu de l’amour solidaire, lui le priant, le mystique«béni de Dieu» Viens le Béni de mon Père.

Pour Paul, ce passage de l’évangile était le plus important qui a fondé sa vie, « ce que tu as fait au plus Petit, c’est à Moi que tu l’as fait », a dit Jésus.

C’est vrai qu’au cours des siècles, les chrétiens ont vu dans ce dialogue fascinant: la meilleure récapitulation de l’évangile. C’ est le dernier enseignement de Matthieu au chapitre 25, avant la Passion. Dans les cultures traditionnelles, c’est normal qu’il y ait le mélange des moutons et des chèvres. En Orient et en Afrique, on les voit ensemble !  Pour la nuit il faut les séparer : les moutons protégés par leur laine peuvent dormir dehors. Les chèvres doivent rester à l’intérieur. Cet acte du berger de séparer les unes des autres est tout à fait quotidien. Bien sûr, entre les moutons et les chèvres, il y a un tas de différences : les chèvres sont indépendantes, très indisciplinées, les moutons, par contre sont dociles. Ils restent en troupeau.

Paul  était un homme d’accueil et de bonté aimant très fort Jésus le Christ Ressuscité, le Bon Berger, avec en même temps un grand souci des pauvres et des exclus de notre société.

Cet évangile est une évocation du Jugement dernier de tous les peuples.

« Quand viendra Le Fils de l’Homme » Jésus aimait cette expression. Jésus était fier d’être l’un de nous. Il a voulu vivre son identité de Fils de Dieu dans son humanité.

Toute la scène de ce passage consiste en un dialogue entre le Juge: Jésus ressuscité et deux groupes de personnes : celles et ceux qui ont soulagé  la souffrance des plus démunis et ceux qui, de leur vivant, ont refusé de les aider. Tous et toutes, hommes et femmes sans exception, seront jugés sur le même critère. Ce qui donne à la vie sa valeur impérissable, ce n’est pas la condition sociale, ni le talent personnel ou le succès obtenu, l’essentiel de l’évangile, c’est l‘Amour pratique et solidaire envers celles et ceux qui ont besoin d’aide. Le plus petit, ce sont celles et ceux qui portent sur eux le visage du Christ souffrant. Jésus, le Berger, déclare : « bénis de mon père parce que vous l’avez fait ».

L’évangile est concret et humain et le disciple de Jésus est reconnu par l’étranger qu’il accueille, le malade qu’il soigne, le prisonnier qu’il visite et ce sont des réalités matérielles qui sont proposées : la nourriture, la boisson, le vêtement. Tout en disant aussi que le monde a besoin de vérité et d’Espérance.

Nous connaissons une crise mondiale. La pauvreté qui s’accroît gravement chez nous.  Et la proposition d’austérité des politiques, exigée aux peuples pour rembourser les banques….C’est aberrant ! Dans cette situation, nous avons l’espoir d’en sortir. Mais quand une épreuve fait basculer notre vie, à ce moment tragique de notre existence, c’est d’Espérance qu’il s’agit. Quelle est notre Espérance ?

Dans cet extrait de Matthieu, ce qui nous accroche, c’est la surprise : «C’est à Toi, Seigneur, que nous l’avons fait? » Le Bien que l’on a fait ou que l’on a pas fait; le mal qu’on a fait, c’est au Seigneur qu’on l’a fait. Dieu est tellement présent à chacune et chacun, que quoique nous fassions, c’est Lui que nous atteignons. En chaque être humain que nous accueillons ou rejetons, c’est Dieu Lui-même qui est accueilli ou rejeté, quand nous blessons quelqu’un, c’est Dieu qui est blessé.

Paul à la Fraternité du Bienheureux Frère Charles de Foucauld , exprimait une inquiétude : Comment faire découvrir Dieu?  Il faisait régulièrement des séjours dans des abbayes, il avait été taraudé par cette Parole de Charles de Foucauld qui déclarait : « une fois que j’ai cru en Dieu, j’ai découvert que je ne pouvais plus vivre que pour lui. »  En centrant ma vie pour Dieu, je trouve la paix dans ma vie. Il faut marcher, disait Paul, et il ajoutait: Le mystère de Dieu se manifeste dans la personne humaine. Nous devons aller voir les gens, être présents là, voir la vie.  Nous devons aimer d’avantage les gens et nous ouvrir à tous.

En choisissant ce passage du chapitre 25 de Matthieu, je trouvais important de ne pas insérer la suite de cet évangile le passage où le Bon Berger devient juge. Il est sévère: il condamne, punit, mène en enfer. Des exégètes regrettent que Matthieu ne soit pas débarrassé des traditions apocalyptiques juives. C’est typiquement hébraïque ce dualisme. Il faut savoir que cet évangile est mis en forme, juste après la chute de Jérusalem, en 70, et il y a traumatisme dans les communautés chrétiennes nouvelles.

Paul a vécu cette rencontre avec Jésus Ressuscité et il a vu sa vie en pleine lumière .

Il y a des surprises. Ces grandes bonnes actions que nous aurons faites, si pleine d’ambiguïté, qu’aux yeux de Dieu, elles ne valent rien grand chose. Ces péchés que nous avons cru être les plus graves, nous découvrirons peut-être que nous étions plus victimes que pécheurs conscients.  Autre surprise dans le tissu de notre vie, les quelques perles que nous ne connaissions même pas, quelques actes de pure générosité que nous aurons fait sans y songer: ces choses là ont du prix aux yeux de Dieu.

Dans un livre Maurice Bellet, déclare: « Les choses les plus simples de la vie auront un prix infini.»

Ce surprenant message fait que nous tournions notre regard vers les souffrants. Il n’y a pas de vraie religion, pas de politique de progrès, pas de proclamation responsable des Droits humains sinon celles qui passent par la défense des plus démunis, par le soulagement de leur souffrance et la restaurations de leur dignité.

Revenant d’un séjour à Orval, Paul déclarait à la révision de vie : Dieu est bon et humain. Dieu, c’est quand tu es bon.

C’est à Dieu que nous faisons tout ce que nous faisons aux autres. Cela englobe notre vie personnelle mais aussi familiale, professionnelle, sociale et politique. En chaque personne qui souffre, Jésus vient à notre rencontre, il nous regarde, nous interroge, nous supplie. Rien ne nous rapproche davantage de Jésus que d’apprendre à regarder avec soin et compassion le visage de celles et ceux qui souffrent. Nulle part ailleurs nous ne pouvons reconnaître dans sa plus grande vérité, le visage de Jésus.

Paul aimait le pape François. Il déclarait: L’église doit témoigner le Christ avec toujours plus de transparence. La Puissance de l’église, ce n’est pas le bon chemin. Elle doit s’ajuster à l’évangile.  Mettre notre Foi en valeur et la rayonner en étant humbles, ça a un impact sur les gens.

Il y a quatre ans, revenant de la Palestine, où j’ai découvert la douleur de ce peuple à cause des extrémistes colons et sionistes d’Israël, nous avons découvert  en Fraternité, que Dieu n’est pas là pour un peuple mais pour toute l’humanité. Voilà ce que nous disait Paul. « Nous sommes catholiques, c’est-à-dire universels. Quelque chose de l’évangile se révèle dans une rencontre avec, un athée, un non chrétien, un musulman, avec quelqu’un d’humain.»

Mes Frères et mes Sœurs, Paul m’a évangélisé, il a déclaré ceci avec émotion, et je vous le partage: «Dieu n’est jamais plus Dieu que dans l’humain».

Je vous remercie.

Frameries, le 5 mai 2018

M. L’abbé Paul Verhaeghe (J-F Lebailly)

Aujourd’hui, notre Unité Pastorale est triste.

Nous voici une dernière fois rassemblés autour de notre ancien curé, l’Abbé Paul Verhaeghe, dans cette église qu’il aimait particulièrement. A Frameries, tout le monde l’appelait Paul.

Au nom de tous les mouvements existants au sein de notre Unité Pastorale, je voudrais d’abord présenter mes condoléances les plus sincères à toute sa famille.

Lorsque Paul est arrivé chez nous en octobre 1988, je sais qu’il n’avait pas trop apprécié les discours qui avaient été faits à cette occasion et il s’en confiait souvent à Martine, notre sacristine. Aussi, je vais essayer d’être le plus bref possible.

Durant tout son sacerdoce, les plus démunis ont toujours occupé une place prépondérante dans le coeur de Paul. Malheureusement, certains ont profité de sa gentillesse et de sa bonté.

Lors de son arrivée à Frameries, Paul voulait achever son projet commencé à Leernes, à savoir la construction d’un dispensaire et d’une maternité à Diboké en Côte d’Ivoire, projet qui aboutira. Nous nous souvenons tous de Basile qui revenait régulièrement chez nous et nous expliquait l’avancement des travaux. Malheureusement il est décédé beaucoup trop tôt.

Paul faisait également partie de la Fraternité Charles de Foucault et dans ce cadre, il avait effectué une retraite dans le désert qui l’avait marquée. Cette année-là, à la Noël , nous avons voulu lui rappeler sa retraite en réalisant la crèche de cette église avec une tente et du sable.

Lorsque Paul s’adressait aux enfants de la catéchèse et des patros, il essayait de leur faire comprendre la signification de mots simples tels que “bonjour”, “merci”, “pardon”. Il leur disait aussi qu’il était important de deviner ce qui ferait plaisir à l’autre.

Paul était aussi quelqu’un de très sensible. Lors de la célébration des funérailles, il lui était difficile de ne pas verser une larme. Personnellement, je me souviens que le jour du décès du Roi Baudouin, il lui a été impossible de commencer la messe en raison de son émotion.

En 2005, pour des raisons de santé, Paul demande à être déchargé de sa fonction pastorale. Néanmoins Paul reste à Frameries et y poursuit son sacerdoce dans la discrétion en tant que prêtre auxiliaire.

Durant ces années, Paul continue à s’occuper des plus défavorisés, à rendre visite aux malades que ce soit chez eux, dans les maisons de repos ou en clinique. Il continue à célébrer des messes tant chez les soeurs de la Clinique que dans les maisons de repos notamment lors des fêtes de Noël et de Pâques, mais aussi en paroisse. Il s’occupait également des visiteurs de malade et des équipes populaires.

Lors des jours de beau temps, Paul adorait se promener dans les allées du bois de Colfontaine et lorsqu’il rencontrait quelqu’un qu’il connaissait, il s’arrêtait de longs moments pour discuter avec lui.

Paul aimait le contact humain. Depuis que le marché était installé devant la cure, il discutait tous les samedis matin avec les maraîchers installés devant chez lui et avec les personnes qui faisaient leur marché si bien que pour arriver à l’église Sainte Waudru située à quelques dizaines de mètres de chez lui, il mettait parfois plus d’une demi-heure.

Après les réunions de Fabrique d’église qui se tenaient chez lui, Paul aimait nous rejoindre pour partager le verre de l’amitié et papoter avec chacun d’entre nous.

Paul était apprécié de chacun, même des incroyants. Lorsqu’il se baladait dans les rues de Frameries, il arrivait parfois qu’un automobiliste s’arrête à sa hauteur et lui dise :” Où vas-tu Paul ? Monte, je vais te déposer”.

Aujourd’hui, chacun de nous garde en mémoire, une anecdote, un geste, une parole de Paul.

Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est pour rendre grâce à Dieu de nous avoir donné le privilège d’avoir connu Paul pendant près de 30 ans. Nous lui disons également MERCI.

Merci pour tes conseils.

Merci pour tes encouragements.

Merci pour ton aide.

Merci pour ta discrétion.

Merci pour ton accueil

Merci pour ton souci envers les plus défavorisés

Merci pour ton humour.

Merci pour ta disponibilité.

Paul, tu as aimé notre Unité Pastorale et tu y as laissé une trace ineffaçable en prêchant l’Evangile, en célébrant l’Eucharistie et en étant à l’écoute de tes frères.

Paul, tu resteras toujours avec nous et de là-haut, uni au Christ et à la Vierge Marie que tu vénérais tant, protège notre Unité Pastorale. Nous te confions à présent A DIEU.

Clôture du Synode des familles

Impression

A la recherche d’une activité en famille cet hiver ?

Le CHASHa vous ouvrira à nouveau ses portes le 21 janvier, le 18 février et le 18 mars 2018 lors d’une visite guidée de l’abbaye de Bonne-Espérance par la Maison de la Mémoire. 
Après le succès rencontré en 2017 par ces visites conjointes du site et du CHASHa, le CHASHa et la Maison de la Mémoire de Bonne-Espérance remettent le couvert pour trois dates, une première pour des visites hivernales!

Venez-nous retrouver pour une présentation des
pièces du dépôt du CHASHa, mais également des pièces de l’abbaye de Bonne-Espérance, sorties pour l’occasion du musée du séminaire de Tournai. Une occasion unique de revoir ou de découvrir ce patrimoine dans son écrin d’origine!

(visites guidées possibles pour les groupes dès décembre jusque avril, renseignements:
info@chasha.be ou  au 0470/102.468)

Affiche-visite-dhiver-à-labbaye-de-Bonne-Espérance

Activités 2018 de la Chapelle Notre-Dame de Lourdes à Aulnois

chapelle

13 octobre à 14h00 : enseignement marial

08 décembre à 18h00 : messe de l’immaculée conception